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Je cherche une garde d’enfants

La parentalité bienveillante

07/02/2022 - Témoignages famille

Depuis quelques années, la parentalité bienveillante ou parentalité positive s’invite un peu partout comme une alternative au modèle d’éducation traditionnel. Certains parents ne jurent que par cette méthode, d’autres n’y voient aucun intérêt. En tout cas, voici quelques éléments qui pourraient vous permettre de vous faire votre propre opinion sur le sujet

 

 

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Les origines

 

 

La communication non violente

 

C’est dans les années 60 qu’on peut commencer à trouver les fondements de la parentalité bienveillante. En effet, le psychologue américain Marshall B. Rosenberg a mis au point une communication non violente (CNV) qui permet de tenter de résoudre les conflits sans utiliser la force ou le chantage. Une révolution pour l’époque !

 

 

Le rythme de l’enfant

 

De nombreux psychologues se sont inspirés de sa méthode pour permettre aux parents et aux enfants d’échanger plus sereinement. Le phénomène a continué de s’étendre dans le monde avec notamment Maria Montessori qui a mis le rythme de l’enfant au cœur de son approche éducative.

 

 

La popularité du mouvement

 

En France, le courant de la parentalité bienveillante, ou éducation positive, a été mis en lumière par des autrices telles que Isabelle Filliozat ou Catherine Gueguen et des courants d’éducation, dits alternatifs, se sont développés grâce à la diffusion plus large de la pédagogie Montessori, ou plus récemment avec « Les lois naturelles de l’enfant » de Céline Alvarez.

 

“Aide moi à faire tout seul”, voilà qui résumerait bien le concept. L’idée est d’aider son enfant à gagner en autonomie et ce, aux différents stades de son développement. 

 

  •  0 à 3 ans : l’enfant a encore besoin que l’adulte fasse avec lui
  •  3 à 6 ans : l’enfant a besoin qu’on lui montre pour faire lui même
  •  6 à 12 ans : l’enfant a besoin qu’on l’aide à penser par lui même

 

De plus en plus de parents sont convaincus par cette méthode qui paraît simple mais qui nécessite quand même de ne pas faire n’importe quoi. En effet, la présence d’un cadre éducatif est fondamentale et pas toujours évident à instaurer (et à tenir). 

 

 

Les fondements

 

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Les neurosciences au service de la bienveillance

 

Dans l’éducation bienveillante, le parent doit se mettre à l’écoute de son enfant, de ses sentiments et de son rythme. Ça ne veut pas dire qu’il n’y a aucune règle. Au contraire, les jeunes enfants ont besoin de cadre, ça les rassure et leur permet de grandir sereinement. En revanche, les cris, les menaces, les fessés, les ordres ou les punitions sont à proscrire.

 

De nombreux chercheurs se sont rendu compte que la manière dont on s’adressait à nos enfants influençait leur comportement et leur développement. En effet, les neuro-miroirs sont des cellules du cerveau qui s’activent de façon identique lorsqu’on fait une action ou lorsqu’on observe quelqu’un faire cette action. En reproduisant les gestes qu’ils vous ont vu faire, les petits apprennent. Donc si vous hurlez souvent, naturellement l’enfant fera de même. 

 

D’autre part, devant un adulte qui lui crie dessus ou qui le punit, le cerveau de l’enfant va immédiatement se bloquer. Il réagira par la peur, l’agressivité et non pas par la compréhension de la situation. L’adulte n’obtiendra donc pas le résultat souhaité. 

 

 

Accueillir ses émotions

 

Naturellement, si votre enfant a décidé de jeter son assiette de purée par terre ou de dessiner sur les murs avec un feutre rouge, il est difficile de ne pas perdre son sang-froid.

 

Néanmoins, il faut garder en tête que les jeunes enfants aiment tester, expérimenter des choses.

 

Devant une situation qui vous met en colère, le mieux est de prendre une grande inspiration, d’expirer doucement et de partager vos émotions avec votre petit. « Je suis en colère parce que j’ai passé beaucoup de temps à préparer cette purée pour te faire plaisir » ou « Je suis triste parce que j’avais tout rangé pour que ça soit bien propre pour notre repas ». Il faut à la fois nommer son émotion et expliquer pourquoi on la ressent. L’enfant comprendra très bien ce que vous lui dites et évitera sûrement de recommencer.  

 

 

Écouter l’enfant

 

Si votre enfant se met en colère, inutile de lui dire de s'arrêter ou de le menacer, il ne vous entend pas. À ce moment précis, il a besoin d’exprimer sa colère, sa tristesse. Aidez le à accueillir son émotions et à la nommer.

 

Quand il se calme un peu, il ne faut pas hésiter à l’aider à mettre des mots sur son ressenti, l’aidant ainsi à mieux comprendre ce qui c’est passé. « Qu’est ce que tu as ressenti ? Tu as eu une boule dans le ventre ? Tu as eu envie de taper ?... » L’empathie est essentielle.

 

Parfois les réactions de l’enfant nous semblent incompréhensibles mais gardez bien à l’esprit qu’il est encore trop petit pour exprimer rationnellement ce qui le contrarie. C’est à vous de l’aider en vous servant de ce signal comme d’un indice pour comprendre sa frustration et établir avec lui un cadre. Ça peut passer par un coussin ou une peluche qu’il tape quand il est en colère, un doudou auquel se confier ou une histoire à lire quand il est triste… Les solutions sont aussi diverses que les enfants le sont. 

 

 

La confiance

 

Pour que les enfants deviennent autonomes, il faut apprendre à leur faire confiance. C’est plus facile à dire qu’à faire lorsqu’on les voit en train d’essayer de grimper sur des structures improbables dans les aires de jeux. Essayez de vous retenir de lui dire « tu vas tomber » et tentez plutôt « tu peux tomber ». Vous l’avertissez du danger (ce qui est votre rôle) sans pour autant le brider dans son élan. Plus l’enfant trouvera des solutions par lui-même, plus il deviendra autonome et aura confiance en lui. 

 

Si votre enfant de 3 ans décide de s’attaquer aux structures pour les 6 ans ou plus, il va sans dire que vous ne le laissez pas faire. Mais n’oubliez pas de lui parler, de lui expliquer, de lui montrer pourquoi ça n’est pas (encore) adapté pour lui. 

 

 

Pour aller plus loin…

 

 

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Soyez tolérants…

 

… avec vous-mêmes ! Être parents c’est difficile. Personne ne vous donne un manuel à la maternité une fois l’accouchement terminé. Pas de mode d’emploi, pas de notice pour ce bébé qui vient de vous rejoindre. Et même si les rayons de librairies regorgent d’ouvrages sur le sujet, chaque enfant est différent et ce qui marche pour la fille de votre meilleur.e ami.e ne fonctionnera pas forcément chez votre fils.

 

Ne pas pouvoir s’empêcher de crier, se culpabiliser parce que cette fois-ci on n’a pas réussi à garder son calme et se mettre une pression incroyable, ne servira à rien. Personne n’est parfait. Ecoutez vous, et faites vous confiance.  À vous, et à votre enfant.

 

 

Quelques idées de lectures

 

  •  Au cœur des émotions de l’enfant, Isabelle Filiozat
  •  L’enfant, de Maria Montessori
  •  L’autorité pourquoi comment ? Anne Bacchus
  •  Pour une enfance heureuse, de Catherine Gueguen
  •  Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent, Adele Faber et Elaine Mazlish
  •  La discipline positive, Jane Nelsen
  •  Eduquer sans punir, Dr Thomas Gordon
  •  Cool parents make happy kids, Charlotte Ducharme 
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